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Les jeux innocents de Valérie (13)

" Tu crois que je devrais en parler à maman ? demanda Valérie à sa sœur. Avec elle ça sera plus facile qu'avec papa.

- Tu a raison, répondit Coralie. Bon il est l'heure d'aller se coucher, je ne voudrai pas que les parents se fâchent.

- Moi non plus.

- Bonsoir Coralie, dit Valérie

- Bonsoir Valérie, répondit Coralie.

Le lendemain matin, tout le monde se retrouve comme tous les jours, pour le petit déjeuner. Paul gêné de la nouvelle qu'il à appris, voulait poser des questions à Valérie, mais n'en fit rien sur les conseils de sa femme.

Après ce petit déjeuner en commun, chacun sort de la salle à manger, pour vaquer à ses occupations personnelles. Coralie va rejoindre Gérard, qui l'attend dans la voiture, pour l'emmener au travail. Valérie monte dans sa chambre, où elle va prendre ses cours, avec monsieur Ménager. Paul et Sylvie s’installent dans leur bureau respectifs. Et la journée se passe tranquillement. Juste avant le repas  du soir Valérie va trouver son père.

- Papa as tu réfléchi? demanda la jeune femme.

- Valérie ne me poses plus cette question, je te tiendrai au courant quand j'aurais pris une décision, lui répondit Paul.

- Bien papa, dit timidement Valérie.

Le repas se passe tranquillement, et après celui-ci Valérie demande à sa mère, si elle peut lui parler seule à seule. 

- Oui bien sûr ma chérie, elle se rendent donc toutes les deux dans le bureau de Sylvie.

- Maman, je voudrais te dire quelque chose.

- Je t'écoute, ma fille.

-Euuuh Voila, je suis amoureuse, 

- Oui, et on peut savoir de qui ? fit semblant d'ignorer, sa mère.

- De mon professeur, dit-elle 

- Bien et connais-tu ses sentiments à ton égard, demanda Sylvie .

- Justement non, je l'ignore.

- Et que comptes tu faire Valérie?

- Euuuh, eh bien, je ne sais pas maman.

- Je peux te donner un conseil ma fille ?

- Oui maman, c'est un peu pour ça que je t'en ai  parlé.

- Attends d'avoir fini tes cours avec lui, et tu sauras ce qu'il ressent pour toi, à ses réactions. Mais par contre, je ne veux à aucun prix, que cela ne soit un frein à tes études, car dans ce cas je me mettrai en colère et tu sais ce que cela peut signifier.

- Oui, maman, répondit Valérie en baissant la tête.

-Dois-je en parler à papa? demanda Valérie.

- Je pense qu'il vaut mieux attendre un peu, pour lui en parler.

Les deux femmes rejoignirent le reste de la famille dans le salon. Comme à l’accoutumée.

Valérie ne sortit pas ce samedi, mais le dimanche après midi elle partie rejoindre ses amis, ce qui permit à Paul de parler avec sa femme et Coralie. Il les invite donc à le rejoindre dans la salle à manger. 

- Coralie, commença Paul, je sais que ta sœur est amoureuse de son professeur, mais cela me pose un problème.

- Mais lequel papa, demanda la jeune fille. Je ne vois pas où il est. C'est un homme bien, sinon tu ne lui aurais pas confié nos études, tu lui as fais confiance.

- Oui bien sur, mais c'est son professeur, une relation entre une élève et son précepteur ça n'est pas normal.

- Papa, Valérie n'est plus une petite fille, elle a vingt huit ans, elle a déjà du être amoureuse dans sa vie.

- Oui bien sur, mais quand même son professeur....

Sylvie qui ne les avait pas interrompus jusque là, entra dans la conversation.

- Chéri, Coralie a raison, Valérie n'est plus une petite fille, et notre fille est suffisamment intelligente, pour faire la part des choses, entre ses cours et son amour pour son précepteur. Elle va continuer ses études normalement, je lui fais confiance.

- Faut-il en parler à monsieur Ménager ? Demanda Paul.

- Non surtout pas. Cela ne nous regarde pas, d'autant que nous ne connaissons pas ses sentiments pour notre fille.

- Et toi, Coralie qu'en penses tu ?

- Je pense comme maman. Il ne faut pas en parler à monsieur Ménager, répondit Coralie, à son père.

- Bien, mais il va falloir être vigilant." rétorqua le chef de famille.

Vers vingt heures Valérie rentra sans se douter, qu'elle avait fait l’objet de la conversation familiale, dans après midi.

Le repas se déroula tout à fait normalement, sans que les amours de Valérie ne soient évoquées.

Alors que les parents se retirent dans le salon, les filles montent dans la chambre de Valérie, à la demande de Coralie. 

" Valérie, dit elle cet après midi, papa, maman et moi avons discutés de toi.

- ah bon, mais à quel sujet ? demanda Valérie inquiète.

- Tu dois bien t'en douter, rétorqua sa sœur.

- Effectivement, mes sentiments pour Marc.

- Oui, répondit Coralie, mais tu l'appelles Marc ?

- Oui bien sur, c'est lui qui à insisté pour que je l'appelle ainsi, mais je le vouvoie, car la dernière fois que je me suis risqué à le tutoyer j'ai pris une grosse fessée, alors maintenant je fais attention.

- Oui tu as intérêt.

- Dis-moi comment papa le prend ?

- Pas très bien, tu t'en doutes, lui dit Coralie. Il voulait en parler à monsieur Ménager, mais maman et moi lui avons demandé de ne pas le faire.

- Tant mieux, souffla la jeune femme, tu te rends compte de la honte que j'aurais ressenti, s'il n'a pas les mêmes sentiments.

Sur cette réflexion les deux sœurs vont se coucher à l'heure du couvre feu.

La semaine repris sans changement notable entre Valérie et son professeur. Elle fit de son mieux, pour donner toute satisfaction à celui-ci.


A SUIVRE.

 

   

 

 

 

  

 

 

 


  

 


 

 

 

 

    

 

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